Parlons d’anticipation et non de rupture !

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Parlons d’anticipation et non de rupture !

Car il s’agit bien de ça, « anticiper », nous en sommes convaincus.

Anticiper le risque, le connaître, l’apprivoiser, c’est envisager un avenir plus serein pour l’entreprise.

L’application de cette idée consiste pour le chef d’entreprise, à choisir le bon conseil conduit par des professionnels, un écosystème d’experts, une diversité d’approche.

Un seul interlocuteur qui connaît toutes les problématiques, c’est de ça dont a besoin une entreprise, pas d’une illusion intellectuelle qui consiste à devoir faire un choix entre plusieurs modèles.

A fortiori, chacun choisira le bon conseil, pour chaque problématique, le moins mauvais possible, le plus pertinent, compte tenu de l’environnement, du contexte, de l’histoire et parce que les intérets du chef d’entreprise paraissent sauvegardés dans cette situation.

Choix cornélien entre vitesse de traitement versus procédure longue et couteuse.

 

Prétendre à un écosystème juridique pertinent et pérenne, c’est démocratiser l’accès au droit.

Derrière l’uniformité de ce système se cache en réalité l’accès à des expertises juridiques et techniques pointues.

Ce qui nous anime c’est renverser la charge du risque.

Les entreprises font souvent le choix du curatif ou du préventif, mais paradoxalement elle souhaite souvent une mise en place de bout en bout, et attendent de leur conseil, l’anticipation, la prise en charge et l’expertise nécessaire pour mener le projet à son terme.

Aujourd’hui, les entreprises sont en droit d’attendre une proximité immédiate, une disponibilité sans faille, une expertise aigue dans le domaine concerné, une vision à 360°, et la mise en place de préconisation avec un gain induit certains.

 

Attendre la survenance du risque est bien plus couteux que l’anticiper

Le prix du conseil est naturellement un critère déterminant mais le mode de rémunération est essentiel.

Le constat aujourd’hui est une rupture liée à la multiplication des opérateurs et des insuffisances constatées dans la chaine de risques.

Mais plus frustrant, c’est le choix imposé par la séparation du marché du conseil et des cabinets d’avocats et celui en découlant de modèles économiques associés.

 

Agir de suite avec un coût forfaitaire / attendre un événement avec un coût au résultat ?

Stratégiquement, il est évident qu’anticiper un risque coutera beaucoup moins cher qu’attendre le litige avec un cout au résultat.

D’abord, intellectuellement, on admet qu’il y a eu manquement de la gestion d’une problèmatique, et de façon curative, on peut éventuellement régler le problème, mais à quel prix ?

Le partage du risque s’avère différent entre le client et le conseil. Le risque sera davantage porté par l’entreprise, si celle-ci au détriment d’une stratégie d’anticipation, se laisse guider par la gestion du problème et l’indexation du cout au résultat.

Inconsciemment, est ce que le prestataire n’est pas tenté de « laisser couler » pour obtenir l’opportunité de générer un SF fructueux, à un moment où l’entreprise aurait plus besoin d’accompagnement ou de sécurisation.

En tant que décideurs, ne vous êtes vous pas retrouvé dans cette situation proprement inconfortable avec une prise en charge vide et une perspective d’avenir réduite au néant ?

Accepter une rémunération exclusivement aux résultats, ne serait ce pas s’exonerer d’un accompagnement stratégique à forte valeur ajoutée ?

Un vrai travail d’anticipation a un prix et suppose un investissement de tous les instants.

 

Ne pas ceder aux chants du « gagnant/gagnant » !

Car non, à ce jeu vous ne serez pas totalement gagnant…

Dans la logique des contrats, le champ des possibles peut être exploré par des modes alternatifs, permettant un engagement mutuel, de la création de valeur, dans un cadre transparent et frutueux pour tous.

La relation client dans le domaine du conseil devrait bénéficier de formats innovants, portée par la souplesse des interactions, la qualité des échanges, au plus juste coût.

 

Alors Innovez ! Prenez le risque de ne pas en prendre…

Lydia TURC, co-fondatrice et dirigeante de MAR&LAW, Boutique de Droit dédiée au management et à l’anticipation des risques.

5 rue Godot de Mauroy – 75009 Paris